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Hongrie: L'extrême droite en position d'arbitre aux législatives
information fournie par Reuters 09/04/2026 à 11:04

Laszlo Toroczkai, chef du parti politique d'extrême droite Our Homeland (Notre patrie)

Laszlo Toroczkai, chef du parti politique d'extrême droite Our Homeland (Notre patrie)

par Judith Langowski et Krisztina Fenyo

‌Le parti d'extrême droite hongrois Mi Hazank (Notre Patrie) pourrait s'ériger en faiseur de roi ​aux élections législatives du 12 avril, dans le duel annoncé entre le Premier ministre sortant Viktor Orban (Fidesz) et le centriste Peter Magyar (Tisza).

Deux sondages publiés par les instituts indépendants ​21 Research Centre et Zavecz Research montrent que Mi Hazank est le seul parti, outre Tisza et Fidesz, à ​avoir une chance d'obtenir les 5% des voix ⁠nécessaires pour entrer au Parlement.

Le 21 Research Centre estime le soutien à ‌Notre Patrie à 5% parmi les électeurs sûrs de leurs choix, tandis que Zavecz l'évalue à 4%.

Notre Patrie, qui a obtenu 6,7% des ​voix lors des élections européennes ‌de 2024, fait partie, au sein du Parlement européen, du ⁠groupe d'extrême droite "Europe des nations souveraines", qui comprend notamment l'AfD (Alternative pour l'Allemagne).

Notre Patrie mène une campagne fondée sur un programme anti-Union européenne, anti-immigration et anti-vaccination, et affirme qu'il ⁠luttera contre la ‌corruption et la criminalité.

Laszlo Toroczkai, 48 ans, dirigeant de Notre Patrie, rejette ⁠l'étiquette d'extrême droite et se présente comme un "souverainiste".

Une partie de l'électorat de Mi ‌Hazank est ouvertement antisémite et anti-Roms, mais elle est minoritaire, précise Robert Laszlo, ⁠expert électoral au sein du groupe de réflexion Political Capital. ⁠Il ajoute que Mi ‌Hazank a également attiré des électeurs modérés sur des thèses complotistes, liées notamment à ​la vaccination durant la pandémie de Covid-19.

"Il ‌représente également les gens ordinaires des zones rurales qui ont le sentiment qu'aucun des grands partis ne les ​représente", explique-t-il à Reuters.

Laszlo Toroczkai a exclu toute coalition avec le Fidesz ou le Tisza, déclarant à Reuters lors d'un meeting électoral : "Mon objectif est que ⁠Mi Hazank se place dans une position où ni le Fidesz ni le Tisza (…) n'aient le pouvoir absolu".

Les analystes politiques suggèrent que Mi Hazank pourrait soutenir de manière informelle un gouvernement minoritaire du Fidesz dans les rangs de l'opposition, si cela s'avérait nécessaire pour permettre à Viktor Orban de gouverner.

(Rédigé par Anita Komuves ; version française Coralie ​Lamarque, édité par Sophie Louet)

5 commentaires

  • 12:33

    Je suis toujours étonné de voir que tous ces partis nationalistes aux idées rétrogrades et d''exclusion souvent nauséabondes, racistes et xénophobes refusent le qualificatif d'extrême droite


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